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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 12:05

Mardi 8 mars 2011.

 

Bonjour.

 

Depuis quelques semaines, l'hépatite C fait la une de tous les journaux, déclenchant une véritable panique auprès des VICTIMES

TRANSFUSEES ou de celle ayant simplement subi une opération chirurgical.Si la maladie est sérieuse et le chiffre de 500.000

Victimes contaminées avancé par les autorités sanitaires a priori fiable, il convient de moduler les informations divulguées notamment sur les conséquences, à plus ou moins long terme, de la présence du virus de l'hépatite C dans le sang, le V.H.C.

 

Voyons d'abord qui, aujourd'hui, court réellement un risque.

--tout d'abord, les VICTIMES TRANSFUSËS AVANT MARS 1990, date à partir de laquelle la mise en place d'un test de dépistage

du virus pour tous les dons de sang élimine cette forme de contamination :

--les toxicomanes, l'infection se transmettant par échange de seringue :

--un faible pourcentage de Victimes infectés par du matériel médical soit au cours d'interventions chirurgicales soit au cours d'examens endoscopiques. Certes, ce matériel est stérilisé mais le virus est très résistant :

--des Victimes soignés par acupuncture avant que le matériel jetable à usage unique n'ait fait son apparition. En revanche, la

transmission sexuelle est probablement très faible. Dans l'état actuel des connaissances, elle ne représente que 1% des cas de

contamination.

 

Si vous rentrez dans l'une de ces catégories, la première démarche est de consulter. Votre médecin qui en cas de doute,

vous prescrira une analyse sanguine. La détection du virus consiste à mettre en évidence dans le ssang les anticorps antivirus C.

Si la prise de sang révèle la présence d'anticorps V.H.C., le médecin prescrira une seconde analyse appelée P.C.R.

--Cette méthode permet de multiplier de manière artificielle le virus et met en évidence son activité. Si le virus est peu actif, le plus souvent la série d'examens s'arrête là. En revanche, lorsqu'il est entré dans une phase active ou en cas de doute, la biopsie

du foie est nécessaire pour connaître l'évolution du virus et déceler d'éventuelles lésions du foie. Mais cet examen, pratiqué sous

anesthésie locale, loin d'être anodin, n'est pratiqué que dans un nombre de cas assez limité.

--jusqu'à présent, ce n'est que de façon fortuite qu'on détectait le virus V.H.C., si un patient se plaignait d'une fatigue inexpliquée

ou encore au cours d'un banal examen sanguin réclamé par un médecin, explique le Pr Benhamou, de l'hôpital Baugeons, à Paris.

C'est ce qui est arrivé à Catherine.

 

A 35 ans, Catherine vient de subir une batterie d'examens pour trouver les causes de sa stérilité.

avant d'envisager tout traitement, son médecin réclame un bilan sanguin complet avec une recherche du V.I.H.. A la lecture des

résultats, le ciel m'est tombé sur la tête, raconte encore retournée Catherine. J'étais positive et j'ai tout envisagé. Y compris le

pire. Il a fallu que mon médecin me réconforte, m'explique et m'assure que je pouvais entamer un traitement pour avoir un enfant

pour que je commence à admettre que ce virus n'avait rien à voir avec celui du S.I.D.A.

 

De fait, Catherine, comme la plupart des Victimes porteuses du V.H.C., ne souffre pas d'une hépatite grave. Seule une surveillance médicale, régulière est nécessaire. Comme pour la plupart des Victimes contaminées. Mis à part une bonne

hygiène de vie, aucun régime, aucune précaution d'aucune sorte ne lui sont imposés. Seule règle : ne pas oublier, tons les six mois, de consulter son médecin qui va décider des examens à faire faire.

 

Problème du V.H.C. : sa sournoiserie. Présent dans l'organisme, il ne se manifeste pas, sauf parfois par une banale

jaunisse. C'est là le danger puisque la plupart des Victimes contaminées aujourd'hui l'ignorent. Mais le V.H.C. tapi dans

l'organisme, continue lui d'évoluer, sans symptômes, risquant de se multiplier insidieusement dans les cellules du foie. 10%

des organismes dotés de bonnes défense, l'éliminent et guérissent. 90% des autres vont développer une< hépatite chronique

mais dans la grande majorité, sans aucune gravité.

 

Ainsi, explique le Pr Benhamou< sur 100 Victimes souffrant d'hépatite chronique, 80% à 90% ne présenteront aucun symptôme ni lésion sévère dans les vingt à trente ans qui suivent leur contamination. En revanche, 10% à 20% souffriront

d'une cirrhose. Parmi ces Victimes de cirrhose, une ou deux auront un cancer du foie.

 

A.B.C.D.E.

 

l'alphabet des virus.

 

L'alphabet des virus responsables d'hépatites s'élargit d'années en année. Voici en l'état actuel des connaissances

un profil de chacun.

 

Hépatite A

 

C'est la plus répandue et la plus bénigne. Le virus se transmet par l'eau souillée et les aliments, notamment des

coquillages contaminés. L'incubation dure environ vingt huit jours, puis la maladie se déclare, parfois sous forme

d'une hépatite aiguë classique: jaunisse avec teint jaune, fatigué, troubles digestifs. Mais souvent, surtout chez les enfants, l'hépatite A passe totalement inaperçue. Elle guérit en moyenne,en six semaines, sans risque d'évolution

vers une maladie chronique. Il existe dorénavant un vaccin pour prévenir l'hépatite A, recommandé aux personnels

de santé et à tous les voyageurs qui se rendent dans des zones à risques.

 

Hépatite B

 

C'est la forme la plus grave d'hépatite. Transmise par transfusion ( son dépistage pour tous dons de sang est

devenu obligatoire), échange de seringue entre toxicomanes, mais aussi par voie sexuelle, les forces aiguës et

graves sont plus fréquentes qu'après une infection par le virus A. Mais une fois encore, dans la majorité des cas,

le virus se développe sans aucun symptôme, mais non sans faire de ravages.

--A long terme, en effet, ces hépatites chroniques sont parfois à l'origine de cirrhose et de cancer du foie. En

prévention, il existe une arme simple et efficace: la vaccination, qui devrait se généraliser.

 

Hépatite : (voir ci contre)

 

Hépatite D

 

Le virus en cause est particulier puisqu'il a besoin de la présence du virus B pour se multiplier. La transmission se

fait par voie sanguine et sexuelle. La prévention, heureusement est simple puisqu'il suffit d'être vacciné contre l'hépatite B pour en être totalement protégé.

 

Hépatite E

 

Peu répandue en France, elle sévit surtout en Afrique et en Inde et se transmet par l'eau et les aliments. L'incuba-

tion dure environ six semaines, la forme aiguë ressemblant à celle de l'hépatite A et n'évoluant pas vers la chronicité. Bref, elle serait la soeur jumelle de l'hépatite A si elle ne provoquait pas, dans 20 à 30% des cas, des

hépatites fulminantes, parfois mortelles. Chez les femmes enceintes. La prévention est simple : en cas de grossesse, évitez de voyager dans les pays ou sévit le virus et, si vous ne pouvez faire autrement, ne buvez que de l'eau en bouteille capsulées et refuser glaçon, glaces et fruits frais.

 

Journal le Pelegrin: 15 décembre 1995.

 

Christian Gaudry.: tél:04.89.79.65.57.

 

merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Gaudry Christian
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