Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 13:33

 

numerisation0008-copie-2.jpg

 

 

1er avril 2011.

Bonjour,

Les retards de la prévention française : Le risque est désormais quasi nul pour les transfusés. Non pour les toxicomanes.

Le sang et la drogue. Le virus de l’hépatite C  s’est très vite propagé dans les années 70 et 80. Beaucoup plus qu’ailleurs. Bien sûr, les autorités sanitaires françaises peuvent se consoler en disant qu’il y a pire. Bien sûr, les mêmes autorités peuvent se dire °que c’est la faute au passé puisque les Victimes ont été contaminées en grande majorité, il y a au moins dix ans. Il n’empêche, le constat est là 600.000 Victimes ou plus touchées en France. Plus inquiétant, les nouvelles  infections  continuent. Même si faiblement. Retour sur une épidémie dont toutes les leçons n’ont pas été tirées.

Le poids du passé : La contamination par le virus de l’hépatite C , c’est la troisièmes affaires du sang contaminé écrit brutalement Aquilino Morelle, médecin-énarque, dans un livre (1) qui analyse les faiblesses passées du système de santé publique en France. Comment lui donner tord ?. Mais pour comprendre cette épidémie, il faut revenir aux liens entre la transfusion sanguine et l’hépatite C. La contamination par transfusion, est évidente, massive, longuement répertoriée dans les articles médicaux. C’est le risque du métier, dit-on. Dans les années 60, l’hépatite B est là massive. Elle se développe, se propage. En 1971, un test de dépistage est mis au point, permettant de détecter les anticorps de l’hépatite B dans tous les dons du sang. Soulagement  chez les transfuseurs. L’explosion des pratiques transfusionnelles peut alors commencer. D’autant que les équipes cliniques sont de plus en plus demandeuses de produits sanguins.

Mais une hépatite en chasse une autre. Malgré l’élimination des dons provenant de porteurs de l’hépatite B, la persistance d’hépatites post-transfusionnelles  reste une certitude. < Des études menées entre 1974 et 1982 ont montré une fréquence de 6 à 12% d’hépatites post-transfusionnelles chez des polytransfusés, note le professeur Max- Micoud dans un rapport remis en 1992 au ministre de la santé, Bernard Kouchner. Bref, le risque est omniprésent. Et à la fin des années 70, il n’y a aucun doute sur l’importance de ces hépatites, baptisées  alors< non A non B < dans les transfusions.

Au début des années 80, c’est l’époque surtout du SIDA. Entre le VIH et le virus de l’hépatite C ( VHC), les voies de contamination sont presque parallèles : la voie sanguine et l’échange de seringues contaminés. La grande différence étant que la contamination par voie sexuelle de l’hépatite C est très faible.

En mai 1983, pour cause de sida, une circulaire de la Direction générale de la santé demande très précisément aux responsables de collectes de sang° DE SELECTIONNER LES DONNEURS° les raisons invoquées sont claires : faute de savoir à l’époque isoler le virus du sida, il faut exclure des dons du sang les personnes ayant des comportements à risque : toxicomanes, homosexuels voyageurs en Afrique, ex…

Cette sélection des donneurs s’impose, et certains pays européens la mettent en œuvre, diminuant du même coup l’épidémie de sida et de VHC. En France il n’en est rien. Les transfuseurs continuent de prélever. En prison, massivement, alors que les donneurs sont à risque en raison du grand nombre d’usagers de drogue, on estime, que 70% des toxicomanes sont atteints par l’hépatite C. Les transfuseurs prélèvent aussi dans certains quartiers centraux des grandes villes ° On ne mesurait pas le risque° avoue aujourd’hui un des responsables de ces centres de transfusion. Les hépatites ? C’était, en quelque sorte, la fatalité, le prix à payer pour les transfusions. ON SE DISAIT BON.°

Souvent aussi, les centres de transfusion sanguine sont proche des grand hôpitaux universitaires, très consommateurs de produits sanguins : ON PRELEVAIT LE MATIN EN PRISON , ET L’APRES-MIDI, LES EQUIPES CLINIQUES RECEVAIENT LEURS SANG FRAIS. IL Y AVAIT UNE FORTE PRESSION. QUAND ON Y PENSE ? AUJOURD’HUI C’EST VRAI QUE C’EST AHURISSANT.

UN AUTRE DIRECTEUR DE CENTRE DE TRANSFUSION RACONTE.° : EN JUILLET 1985 ? ALORS QUE L’ON VENAIT DE NOUVEAU DE RECEVOIR UNE AUTRE CIRCULAIRE NOUS DEMANDANT D’ARRÊTER DE PRELEVER DANS LES PRISONS, IL A FALLU SE BATTRE POUR METTRE EN PLACE CETTE DECISION. ON VA MANQUER DE SANG, NOUS DISAIT-ON.°

Aujourd’hui, comme le montre l’enquête  réalisée à l’échelle européenne, la sanction est claire  LA France, AVEC L’Italie, LE PAYS EN EUROPE OU LES CAS DE CONTAMINATION DU VHC PAR TRANSFUSION, SONT DE LOIN LES PLUS ELEVES. ATTEIGNANT PLUS DE 30% .

Christian Gaudry.

Article du journal  L’EVENEMENT du mardi 18 mars 1997.

                                      

Un petit clin d’œil :

Pour avoir des informations  sur les Victimes contaminées par le virus non A non B avant 1989 et appelé hépatite C EN 1990 , j’ai  téléphoné  à SOS hépatite à Paris. Je leurs expliqué que j’étais  surpris que sur leurs petit livre d’information, il ne parlait que de prévention, les traitements, effets secondaires, mais pas des Victimes non A non B qui ne sont pas tous décédé  et parler aussi du dossier médical, d’où pour la plus part des Victimes leurs dossiers a étais détruits.  A ma grande surprise, il ma étais répondu que sa ne les concerné pas, car ceci pourrais les amener à avoir trop de travaille. Vous en jugerais vous-même les conclusions….. !

 

A savoir aussi que le mercredi 27 avril à 14 heure il y aura un lieu de rencontre de l’Association AIDES—VHC les HEPATANTS  2 rue BAUDIN 83.000 TOULON  tél : 04.94.62.96.23.

VENAIS NOMBREUX  merci.

 

Partager cet article

Repost 0
Gaudry Christian
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Christian.Gaudry
  • Christian.Gaudry
  • : brun, je donne de mon temps pour les autres,aimable,courtois,et je fais la cuisine, le repassage et le ménage. bisous..68 ans.
  • Contact

Recherche

Liens