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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 15:14

 

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Toulon Des victimes varoises de l'hépatite C menacent d'entamer une grève de la faim

Publié le mercredi 29 avril 2009 à 01h00 Autour de Christian Gaudry (à droite), les victimes de la contamination s'organisent pour obtenir gain de cause.Olivier Pastor

Malade, transfusé en 1967, porteur d'une hépatite C par contamination et aujourd'hui atteint d'un cancer du foie, Christian Gaudry manque d'énergie mais pas de courage. Un combat vieux de plus de trente ans rattache cet habitant de La Garde à la vie : celui de toutes les victimes dont il porte, malgré lui, le drapeau.

Comme lui contaminées à la suite d'une transfusion sanguine, les victimes continuent de se battre devant les tribunaux pour obtenir une reconnaissance et une indemnisation. Le temps leur est compté car leur état s'aggrave de jour en jour. Certains, comme Christian Gaudry, développent des cancers du foie ou cirrhose, dont l'issue est inéluctable.

« Toujours le doute sur notre maladie...»

Ils sont ainsi quelques dizaines de milliers, en France, à attendre une hypothétique reconnaissance de leur préjudice. Un temps qu'ils utilisent pour se battre, réunir leurs forces qui, de jour en jour, s'amenuisent. Car, outre les ennuis administratifs (plaintes, recours en justice, etc.) leur santé est affectée, les conditions sociales des malades se dégradent : beaucoup ont perdu leur emploi et vivent dans la précarité la plus totale.

« Pourquoi renoncer ? », se dit Christian Gaudry, qui a décidé de donner une nouvelle impulsion à son association. L'AMH (Association des malades d'hépatites) reprend donc du service pour défendre toutes les victimes de ce scandale, souvent passé sous silence.

Aussi, Michel Airale, Fernande Ainardi, Jean-Louis Goutard partent en campagne aux côtés de leur président Christian Gaudry, à la veille de son hospitalisation.

« On a beaucoup parlé du sang contaminé pour le sida, mais l'hépatite C est passée sous silence. En fait, c'est exactement la même chose, même pire : les malades sont condamnés », disent-ils en choeur.

La mobilisation autour de l'association est donc leur premier objectif. Le second, c'est la vigilance : toutes les procédures, transmises à l'organisme national d'indemnisation des services médicaux (ONIAM), sont aujourd'hui devant le tribunal administratif. Philippe Camps, avocat de l'association, exerce une veille des dossiers. Troisième objectif : faire parler d'eux.

« Nous sommes devant des petits juges. Il y a toujours le doute sur notre maladie, alors que nous en subissons les conséquences depuis des années. Des personnes étaient au courant : elles nous ont mis la mort », confie, révolté, Christian Gaudry.

« Je ne peux plus m'en sortir »

L'association dénonce la disparition de dossiers médicaux et les textes de loi (1). Sans oublier les incohérences des gouvernements successifs depuis les années quatre-vingt-dix, pour prendre en compte cette « hépatite non A, et non B » devenue, selon les malades, « un fardeau pour les pouvoirs publics, alors que c'est un problème... de santé publique ! »

Si aujourd'hui les tentatives de créer un fonds d'indemnisation pour les malades contaminés par l'hépatite C ont été vaines, des espoirs se font jour grâce à l'aboutissement de certains dossiers. Le conseil d'Etat s'était même prononcé en faveur de cette reconnaissance. La cour d'appel d'Aix et celle de Montpellier ont reconnu successivement le préjudice et accordé une indemnisation de plusieurs centaines de milliers d'euros, comme ce fut le cas en 1998, pour un jeune accidenté de la route. Ces victoires restent cependant individuelles : des milliers de cas restent encore irrésolus, et cette attente est devenue insupportable aux victimes.

« L'argent en soi, n'est pas un but, précise Fernande Mainardi. Mais il nous faut une indemnité pour vivre décemment. En ce qui me concerne, j'ai perdu mon emploi et je vis avec moins de 800 euros par mois. Je ne peux plus m'en sortir ».

Se faire entendre certes, mais surtout obtenir des résultats : l'objectif des victimes de la contamination réside dans ce mot. Avec les adhérents de l'association, Christian Gaudry n'exclut pas d'entamer une grève de la faim dans les prochains jours : « Je ne m'arrêterai pas. Je me battrai jusqu'au bout », assure-t-il. Ballottés entre la preuve (de la maladie) et sa prise en charge, les victimes semblent arrivés à un point de non-retour, pour un combat, qui a déjà duré trop longtemps !

gkosondray @nicematin.fr

1. Votée en mars 2002, la loi Kouchner est relative aux droits des malades et à l'accès au dossier médical.

Savoir +

Pour contacter l'association AMH, téléphoner au 04.89.79.65.57 ou par mail : gaudry.christian @club-internet.fr

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  • Christian.Gaudry
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