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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 13:20

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28 février 2011.                                                      15 novembre 1995.   A.F.P.

 

Bonjour.

 

Les douloureux mystères de l'hépatite C

 

Cette infection virale concerne plus de 500.000 Français. Que faut-il faire? Comment et pourquoi ?

 

L' affaire dite du° sang contaminé° a longtemps interdit en France que l'on puisse parler sereinement du problème majeur de

santé publique que représente la transmission, via les transfusions sanguines du virus de l'hépatite C. Les temps, fort heureusement change. On progresse dans le domaine épidémiologique grâce notamment a un remarquable travail conduit par un groupe de spécialistes dans lequel on compte de nombreux Tourangeaux, tous issus de l'école fondée par le regretté professeur Phlippe Maupas: les professeurs Alain Goudeau, chef du département de bactériologie- virologie (c.h.u. Bretonneau) Françis barin, spécialiste de virologie, Jacque Drucker, directeur du réseau national de santé publique et le

docteur Frédéric Dubois ( irsa de la Riche C.H.U .de Tours. 

 

L'infection et la maladie.--L'une des caractéristique les plus déroutantes de l' hépatite C est le fait que l'infection est presque

toujours sans symptôme apparent. ce n'est qu'au bout de plusieurs années que l'on peut découvrir, souvent de manière

fortuite, des anomalies du foie qui sont la conséquence, à distance de l'infection chronique de l'organisme par ce virus,

trés différent de ceux responsables des hépatites A et B. On estime généralement que la moitié des infections n'auront pas

de traduction pathologique. Les antres, en revanche, peuvent évoluer au fil du temps vers l'installation d'une cirrhose, et beaucoup plus rarement vers un cancer du foie. De nombreux travaux seront encore ici nécessaires pour véritablement

comprendre tous les aspects de l'histoire naturelle de cette maladie, à bien des égards mystérieuse.

 

Comment se contamine-t-on?-Jusqu'en 1990 date de la découverte d'un test de dépistage et de son utilisation systémati-

que chez les donneurs de sang, la transfusion sanguine fut la source principale et massive des contaminations. ce risque

a aujourd'hui considérablement diminué. On sait également que les toxicomanes ayant recours à des drogues intraveineu-

ses et partageant leur matériel d'injection sont eux aussi fréquemment infectés. On supposes par ailleurs que la transmission

sexuelle est relativement peu fréquente, sans toutefois pouvoir être en mesure de savoir s'il faut proposer des conseils

concrets de prévention (préservatifs) aux couples dont l'un des partenaires est infecté. Enfin, le rapport que vient de rédiger le réseau national de santé publique consacre une part importante aux risques de contamination dite < l'iatrogène< , c'est

à- dire à l'occasion de geste médicaux.

 

La transmission l'androgène dans certains lieux de soins et pour certaines manoeuvres invasives ( hémodialyse, endoscopie)

semble persister malgré les efforts d' asepsie. Dans ce domaine et en attendant de disposer de connaissances plus précises, l'application stricte des précautions universelles vis-à-vis du sang et des règles de stérilisation et de désinfection

du matériel d'exploitation doit être renforcée plus que jamais° peut-on lire dans ce document.

 

Combien?-- Ce rapport fournit pour la première fois une estimation documentée du nombre de personnes infectées en

France. Une telles estimation doit beaucoup au travail coordonné par le docteur Frédéric Dubois et mené auprès de perso-

nnes volontaires à un examen de santé gratuit de la Sécurité Sociale. Au total, 6.283 personnes âgées de 20 à 59 ans, ont

participé à cette étude. On a retrouvé chez elles 90 personnes séropositives, autant d'homme que de femme, ce diagnostic

étant ensuite confirmé dans 72 cas, les deux tiers des personnes concernées ignorant leur état. Ces données associées à

d'autres, obtenues chez les femmes enceintes ou dans les services hospitaliers spécialiste, laissent clairement penser que

la population française infectée par le virus de l'hépatite C, est comprise entre 500.000 et 650.000 VICTIMES. Et dans 60%

des cas, le virus semble continuer à être actif dans l'organisme, ce qui peut laisser craindre, à terme, l'apparition de graves

complications.

 

Traitement.-- On utilise depuis plusieurs années, dans le cas des hépatites C , dites chroniques, un traitement à base

d'interféron. Si dans certains cas, des améliorations peuvent être observées, rien ne permet de conclure que cette trés

coûteuse thérapeutique soit une panacées. On estime entre 3.500 et 5.000 le nombre de Victimes qui seront chaque années traitées par interféron sur les6.000 diagnostics qui seront faits annuellement.

 

Dans l'attente, fort de ces données, le ministère de la Santé Publique et de l' assurance maladie vient d'écrire à  l'ensemble

des médecins généralistes pour qu'il incitent leurs patients au dépistage. Il reste à chacun à savoir s'il souhaite ou non

connaître son état face a ce mystérieux virus.

 

Christian Gaudry. 04.89.79.65.57.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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